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Communiqué relatif à l’offre de reprise de la société Coquet

À la suite de la mise en liquidation de la société Coquet, Bernardaud a fait une offre de reprise de divers éléments d’actif.

Sur le plan social cette offre prévoit la reprise de 66 contrats de travail sur les 75 actuellement à l’effectif ( 51 sur 54 pour le personnel ouvrier).
Compte tenu de l’exiguité et de la vétusté des locaux, nous avons prévu de transférer une partie de la production actuelle sur nos sites de Limoges et Oradour-sur-Glane en proposant aux salariés transférés un système de navettes à l’instar de ce qui existe déjà pour le personnel au sein de notre groupe. Sur le site de Saint Léonard-de-Noblat , nous souhaitons maintenir et créer une production réellement artisanale (entre 20 et 30 emplois) , ce qui à l’exception de l’activité Jaune de Chrome n’est pas le cas actuellement. Nous souhaitons également y développer une activité muséale. Bien entendu nous souhaitons garder et développer la marque Coquet dont les collections sont de grande qualité.

Bernardaud fait figure de survivant dans l’industrie porcelainière européenne. Les dépôts de bilan ont été légion dans notre secteur et Limoges n’a malheureusement pas été épargnée avec des accidents économiques répétés. À cet égard nous rappelons que une des rarissimes reprises réussies après dépôt de bilan est celle que nous avons menée en 1986 en rachetant l’Ancienne Manufacture Royale.

Le problème de Coquet est un problème industriel et la solution que nous proposons est celle d’un professionnel du secteur. Compte tenu de ce que nous avons découvert du dossier et du caractère atone du marché des arts de la table, nous nous refusons à toute démagogie ou promesse vaine.
Notre proposition est une opportunité unique sur le plan social ( près de 90% de personnel repris) car elle intervient au moment où notre groupe bénéficie d’une activité soutenue avec des perspectives à moyen terme encourageantes.

Nous regrettons les soucis dans lesquels les actionnaires exotiques et les erreurs de management de Coquet ont plongé l’entreprise. Nous espérons que dans les circonstances actuelles toutes les leçons en ont été tirées.
Bien évidemment nous attendons avec espoir et sérénité la décision du tribunal de commerce de Paris.