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Nouvelle collaboration Jeff Koons et Bernardaud

vendredi 09 juin 2017 15h00
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Jeff Koons and Michel Bernardaud celebrate the launch at the Bernardaud boutique in Paris on June 1st, 2017

Reprenant le vocabulaire des sculptures de sa fameuse série Celebration, Balloon Swan, Balloon Monkey et Balloon Rabbit ont marqué l’avènement d’un chapitre spectaculaire dans l’œuvre de Jeff Koons.

Que ce soient la séduisante surface réfléchissante, les nœuds complexes, les plis ou les torsions, aucun détail de ces œuvres n’a été négligé dans le rendu en porcelaine de Balloon Swan (Yellow), Balloon Monkey (Blue) et Balloon Rabbit (Red). Fasciné par la porcelaine de Limoges, Koons s’est associé à Bernardaud pour réaliser ces œuvres très élaborées. Depuis plus de 150 ans, Bernardaud collabore avec les artisans les plus qualifiés dans son atelier de Limoges et a tout récemment mis au point de nouvelles technologies pour réaliser ces pièces.

Balloon Swan (Yellow)

À partir d’un simple ballon de baudruche en forme de cygne, Jeff Koons réalise Balloon Swan (Yellow), une édition limitée en porcelaine à la surface réfléchissante. L’œuvre originale, Balloon Swan (2004–2011), est une sculpture monumentale de plus de trois mètres de haut, en acier inoxydable poli miroir, recouvert d’un vernis transparent, qui existe en cinq versions uniques : magenta, rouge, violet, bleu et jaune.

La figure du cygne a une importance personnelle pour l’artiste. C’est l’une des premières sculptures que Koons avait réalisées en céramique à l’âge de neuf ans : le jeune artiste avait mis tout son zèle pour trouver le bon angle du cou. Il lui a fallu plus d’un an et demi pour donner au cou de Balloon Swan sa forme gracieuse.

Après une succession d’étapes (recherches, maquettes, broyage, polissage et laquage), le cygne a pris sa forme monumentale définitive. La persévérance de l’artiste a donné naissance à une œuvre qui fait allusion à la dimension ludique de l’enfance, tandis que sa surface simplifiée et réfléchissante exprime également le désir et le consentement.

En découvrant la forme du cygne en deux dimensions sur l’écran de l’ordinateur, Koons a eu une révélation: « Balloon Swan harmonise l’énergie sexuelle. Quand on le regarde de face, il ressemble à un totem et il est masculin. De profil, il devient féminin. Balloon Swan rappelle les œuvres classiques, il définit la beauté comme harmonie sexuelle. »

Balloon Monkey (Blue)

L’édition limitée de Balloon Monkey (Blue), 2017 de Jeff Koons métamorphose en porcelaine un simple ballon de baudruche en forme de singe. Ayant nécessité sept ans de réalisation, l’œuvre originale, Balloon Monkey (Blue), 2006–2013, mesure 3,80 mètres de long et pèse près de cinq tonnes. Cette sculpture, en acier inoxydable poli miroir recouvert d’un vernis transparent, existe en cinq versions uniques : bleu, magenta, orange, rouge et jaune.

Depuis ses débuts, Jeff Koons s’intéresse aux thèmes culturels qui touchent le plus grand nombre. Il n’est donc pas étonnant que le singe constitue un motif récurrent dans l’ensemble de son œuvre.

À cet égard, sa création la plus célèbre est l’œuvre en porcelaine grandeur nature de 1988, Michael Jackson and Bubbles. La proximité des humains et des primates a fasciné les artistes tout au long de l’histoire de l’art ; le singe sert de figure allégorique pour des thèmes universels comme la recherche du plaisir, la sexualité et l’innocence. La sculpture originale Balloon Monkey explore ces thèmes manifestes dans la forme espiègle dotée d’une queue tumescente, allusion indubitablement phallique. Koons fusionne ces notions typiquement contradictoires en réduisant le sujet à ses formes les plus essentielles ; ce faisant, il purifie des sensations par ailleurs conflictuelles afin que le spectateur parvienne à un état supérieur de transcendance par l’acceptation de soi.

Balloon Rabbit (Red)

Inspirée d’un ballon de baudruche en forme de lapin, Balloon Rabbit (Red), 2017 de Jeff Koons est une édition limitée en porcelaine rouge très réfléchissante. La sculpture originale, Balloon Rabbit, 2005–2010, pèse trois tonnes et mesure plus de quatre mètres de haut ;
elle est en acier inoxydable poli miroir recouvert d’un vernis transparent, et existe en cinq versions uniques : bleu, magenta, violet, rouge et jaune.

Mais pourquoi un lapin ? Voici la réponse de Koons : « Cela vient de l’endroit où j’ai grandi, dans le sud du centre de la Pennsylvanie, en milieu rural. À certaines époques de l’année, les gens décoraient les jardins situés devant leur maison avec des objets comme des rennes à Noël. Au printemps, au moment de Pâques, ils disposaient des lapins gonflables.

J’ai toujours été frappé par la générosité des voisins qui faisaient plaisir aux autres de cette manière. L’une des choses dont je suis le plus fier, c’est de créer des œuvres qui permettent aux spectateurs de ne pas se laisser intimider par l’art et de sentir qu’ils peuvent participer totalement aux œuvres sur le plan émotionnel, grâce à leurs sens et à leur intellect. »

Le lapin est une figure majeure de l’œuvre de Koons, dans laquelle elle apparaît pour la première fois en 1979 avec Inflatable Flower and Bunny (Tall White, Pink Bunny), puis avec Rabbit (1986), œuvre en acier inoxydable constituant la première représentation de ce sujet avec une surface très réfléchissante, également employée pour Balloon Rabbit. Grâce aux surfaces semblables à des miroirs créées par Koons, le spectateur devient un élément essentiel de l’œuvre et, ce faisant, voit sa personnalité affirmée.